Il est de Retour – Timur Vermes

1507-1

Auteur: Timur Vermes
Edition: 10-18
Genre: Satire
Date: 2012 (2014 en France)
Nombre de pages: 384

Berlin, 2011. Soixante-six ans après sa disparition, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin. Et il n’est pas content: comment, plus personne ne fait le salut nazi ? L’Allemagne ne rayonne plus sur l’Europe ? Depuis quand tous ces Turcs ont-ils pignon sur rue ? Et, surtout, c’est une FEMME qui dirige le pays ? Il est temps d’agir. Le Führer est de retour et va remettre le pays dans le droit chemin. Et pour cela, il lui faut une tribune. Ça tombe bien, une équipe de télé est prête à lui en fournir une. La machine médiatique s’emballe, et bientôt le pays ne parle plus que de ça. Pensez-vous, cet homme ne dit pas que des âneries ! En voilà un au moins qui ne mâche pas ses mots Et ça fait du bien, en ces temps de crise…

Ce résumé m’a vendu beaucoup de rêve. Je me voyais déjà rire à gorge déployée dans le RER en lisant mon petit livre. J’avais d’ailleurs tenté l’expérience dans les rayons de la Fnac en découvrant le premier chapitre. Et le test fut concluant. Je crois même avoir lâché quelques petites larmes.

Voir le Führer découvrir notre époque et y évoluer à crée une bonne série de quiproquos qui donnent le sourire. Mais voilà, au bout de quelques chapitres, le modèle se répète sans cesse: Hitler ne se cache pas, il ne cache pas ses idées mais personne ne le prend au sérieux, et il se retrouve ainsi propulsé sur le devant de la scène pour exposer ce que tout le monde pense être une satire, et qui n’en est pourtant pas une. Et franchement, chapitre après chapitre, ce modèle répétitif tape sur le système. L’histoire traine en longueur.

Je n’ai pas compris où voulait nous emmener l’auteur, j’ai d’ailleurs abandonné à six chapitres de la fin, je n’en voyais plus le bout.

Parfois, j’ai trouvé Hitler trop humanisé par l’auteur, au point de presque le trouver sympathique, et c’était assez gênant. Dans mon esprit, Adolf Hitler n’a pas le droit d’être sympathique (peut-être à tort ?). Sans parler de toutes les références historiques qu’en tant qu’hispaniste, je ne comprenais qu’à moitié (mon collègue d’allemand a déjà plus adhéré que moi. Coïncidence ? Je ne crois pas).

On voit cependant une critique de la télé-poubelle, celle qui est prête à diffuser tout et n’importe quoi afin de tirer tous les bénéfices possibles, quitte à ce que ce ne soit pas très moral, et relance ainsi l’éternel débat: peut-on rire de tout ?

Mention spéciale pour la couverture que je trouve parfaite.

Je lui mets DEUX étoiles.

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