La philosophie dans le boudoir – Sade

« Avons-nous jamais éprouvé une seule impulsion de la nature qui nous conseille de préférer les autres à nous ? »

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Auteur: Sade
Édition: Maxi Poche
Genre: Érotique – Philosophique
Date: 1795
Nombre de pages: 209 pages

C’est un ouvrage qui raconte, par des libertins dépravés, l’ « apprentissage » érotique d’une jeune fille pure, laquelle, en une journée, devient un monstre de lubricité. Cette exaltation de l’érotisme, de la cruauté la plus raffinée est l’un des textes les plus crus, les plus osés de la littérature française. Sade, génie sulfureux, aimait à allier luxure et philosophie, pornographie et psychologie.

Alors là, on rentre dans les choses sérieuses (sans mauvais jeux de mots, bien sûr). Pourquoi m’être lancée dans cette lecture ? Déjà parce que je mets un point d’honneur à lire régulièrement des classiques, pour palier mon inculture monstre à ce sujet (que celui qui lisait tous les livres préconisés par son professeur de français me lance la première guimauve pierre). Et puis parce que j’ai passé 25 ans à utiliser le terme « sadique » sans vraiment savoir ce qu’il cachait… et puis aussi parce qu’on est en plein dans l’explosion de la littérature érotique et du New Adult (Merci Cinquante nuances de Grey) et que je voulais découvrir le « papa » de ce genre.

Enfin, peu importe les raisons pour lesquelles j’ai décidé d’acheter et lire ce livre, je l’ai fait et je n’en suis pas ressortie indemne !

J’ai rarement était aussi chamboulée par une lecture. On suit l’histoire d’Eugénie, une jeune fille d’une quinzaine d’année si je ne me trompe pas, qui croise la route de Madame de Saint-Ange qui lui propose de devenir sa préceptrice et de l’introduire dans le monde du libertinage (encore une fois, sans mauvais jeux de mots). Pour cela, Madame de Saint-Ange va faire appel à son frère, le Chevalier, et à Dolmancé, le plus gros libertin de l’histoire des libertins (et ça ne m’étonnerait pas que ce personnage soit à l’image de Sade, mais bon, c’est un autre sujet). Les trois compères vont enseigner à Eugénie la théorie, les principes fondamentaux de leur philosophie aussi bien au niveau religieux que politique ou encore familiale, et bien sûr, la pratique (ho ho ho).

Alors, autant parfois je me disais « mais taisez-vous, droit au buuuut (comme l’OM) » autant une fois qu’ils y étaient, je restais bouche bée à me dire « mais… que… quoi ? Comment ? Non je ne veux pas savoir ». En plus c’était mon livre de transports (oui, j’ai un livre de maison et un livre de transport) et je sentais les gens me juger très sévèrement lorsque je me mettais à rougir.

Même si je ne partage pas du tout cette philosophie, c’était très intéressant à découvrir, et à certains moments, très pertinent. Parfois il me faisait même douter de ce que je pensais savoir, et je me disais « ok, tu as raison, mais je n’en ai pas envie. AH ! Qu’est-ce que tu réponds à ça ?? ». Mais sorry Sade, tu n’as pas su me convaincre, je ne rejoindrai pas le côté obscur de la force. Try again.

Je lui mets QUATRE étoiles parce que la fin m’a vraiment, vraiment, traumatisée… genre vraiment.

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