L’ombre du vent – Carlos Ruiz Zafon

« Les raisons de dire la vérité sont limitées, mais le nombre de celles qui poussent à mentir est infini »

9788408043645
Auteur: Carlos Ruiz Zafon
Editeur: Planeta
Genre: Je ne dirais pas policier… mais il y a une enquête quoi ^^
Date: 2001
Nombre de pages: 569 pages

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.
Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du Vent.

Waow… Je ne peux pas commencer cette chronique par autre chose que ça. Waow. J’ai rarement mis autant de temps à finir un bouquin, sachant que normalement je n’ai aucun scrupule à abandonner un livre. Mais là, j’étais titillée entre l’envie de mettre un terme à ma lecture car je n’en voyais pas le bout, et l’envie de connaître la fin.

Il faut savoir que normalement, tout ce qui tourne autour d’enquêtes n’est pas trop ma came, donc je me plonge toujours dedans à reculons et au ralenti, mais en même temps, je veux quand même connaître le dénouement, surtout quand l’histoire est intéressante, comme c’est le cas ici.

Dans la famille Sempere, on a une tradition: à l’âge de 10ans, père et fils vont au Cimetière des livres oubliés. L’enfant se perd dans le labyrinthe et y choisit un livre, celui qui l’attire le plus, celui qui l’appelle le plus. Dans le cas de notre narrateur, Daniel, ce choix va se porter sur L’ombre du vent, écrit par un certain Julian Carax. Ce livre le fascine, et en cherchant d’autres livres de cet auteur, il découvre qu’il n’en existe presque plus, en effet, un étrange homme brûle tous les livres de Julian Carax. Un mystère entoure cet auteur, et Daniel Sempere est bien disposé à découvrir son histoire.

Cette histoire se déroule sur fond de guerre civile espagnole (je serais bien tentée de développer ce point historique mais on va me dire « Barbara nous ne sommes pas tes élèves, arrête-toi là »), mais en tout cas c’est très intéressant de se plonger dans cet environnement, de le découvrir à travers autre chose que mes livres d’histoire.

Au moment de la narration, Daniel a une trentaine d’année, il nous raconte ce qu’il a vécu une dizaine d’années avant, lorsqu’il menait l’enquête. Il y a donc plein de flashbacks, et plein de différents points de vue qui se croisent. Chaque personnage apporte sa brique à l’histoire, et personnellement j’adore ça. Les personnages sont bien construits, ils sont intéressants et apportent tous quelque chose.

Alors oui, ça a été fastidieux et long d’arriver à la fin, mais ça en valait la peine.

Ce livre est donc le premier tome de la saga Le cimetière des livres oubliés, mais il se suffit à lui même. Pas de fin ouverte qui nécessite de se jeter sur le deuxième volume. D’ailleurs, chaque livre peut se lire séparément des autres. Personnellement, je ne pense pas me plonger dans le reste de la saga, mais ça reste une jolie découverte.

Je lui mets TROIS étoiles.

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