Les Fiancées du Pacifique – Jojo Moyes

« Ceux qui ont réponse à tout n’ont jamais été confrontés aux vrais problèmes »

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Auteur: Jojo Moyes
Editeur: Le livre de poche
Genre: Romance
Date: 2010
Nombre de pages:  617 pages

Le 2 juillet 1946, quelque six cent cinquante-cinq épouses de guerre australiennes embarquèrent pour un voyage exceptionnel: elles allaient faire cette traversée sur un porte-avions, le Victorious, pour retrouver leurs époux britanniques. Elles furent accompagnées par plus de mille cent hommes, ainsi que par dix-neuf avions pour un voyage qui dura environ six semaines. La plus jeune des épouses avait quinze ans. L’une d’entre elles au moins devint veuve avant d’atteindre sa destination. Ma grand-mère, Betty McKee, fut l’une des plus chanceuses et vit tous ses espoirs comblés. Ce roman, inspiré par ce voyage, lui est dédié ainsi qu’à toutes ces épouses qui ont été assez courageuses pour croire en un avenir incertain à l’autre bout du monde.

Avant de commencer ce livre je n’avais entendu parler de Jojo Moyes que pour son livre Avant toi (dont l’ adaptation sortira le 22 juin #hystérie) du coup je m’imaginais que ses livres n’étaient que des histoires cucul la praline pour jeunes filles en manque d’amour. Vous savez, ces livres qui font du bien mais qui en même temps sont tellement blindés de clichés qu’on y perd tout le plaisir ? Eh ben non, ça n’a rieeeen à voir avec ça. La plume de Jojo Moyes est très agréable, les personnages sont recherchés et l’intrigue est parfaitement développée.

C’est donc en regardant une vidéo de la youtubeuse beauté (oui, je ne pioche pas mes idées lecture que chez les booktubeurs :D) Cerise Daily qui en parle avec tellement d’entrain  que je me suis décidée à me jeter à l’eau.

Nous voilà plongés en 1946, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, en Australie. Petit cours d’histoire (j’ai demandé à mes collègues historiens et angliciste pour ne pas dire trop de bêtises): Pendant la guerre, des troupes britanniques ont été envoyées en Australie afin de protéger leur terre puisque cette île appartenait plus ou moins à la couronne anglaise (je crois, arrêtez-moi si je me trompe) et là-bas, certains soldats se marièrent avec des Australiennes (j’imagine qu’en temps de guerre, on ne se pose pas la question de savoir si ça fait assez longtemps qu’on se fréquente avant de se marier). A la fin de la guerre, les soldats furent rapatriés en Grande-Bretagne et leurs femmes durent les rejoindre. Elles furent donc prises en charge par l’armée britannique et embarquèrent sur les différents bateaux qui partaient de Sydney.

Nous suivrons donc le Victoria, dernier bateau à quitter le port avec des femmes à sont bord. Ce sont plus précisément 655 femmes hystériques à l’idée de retrouver leur époux qu’elles n’avaient pas vus, pour certaines, depuis des années, qui embarquèrent sur un porte-avion rempli de soldats qui n’avaient pas vu/touché de femmes, pour certains, depuis des années. Les règles sont strictes, les femmes et les hommes doivent rester un maximum séparés. Et comment faire dans un espace aussi réduit ? Autant vous dire que ça n’a pas fonctionné le moins du monde. Il leur arrive tellement de choses drôles, et moins drôles. Un jeu de séduction s’installe entre eux, un jeu légèrement dangereux à certains moments. Vont-elles rester fidèles ? Vont-elles arriver à destination ? Car une menace les guette, recevoir le fameux courrier Non gratta qui annulerait leur mariage et les renverrait directement à la case Australie.

Nous allons suivre en particulier 4 femmes qui partagent la même cabine: Avice, la bourgeoise snobe, Margaret la campagnarde joyeuse et… enceinte, Jean (oui c’est une fille) l’adolescente délurée et Frances l’ex infirmière introvertie. Quatre personnalités totalement différentes qui doivent apprendre à cohabiter, et ce n’est pas toujours une mince affaire. Il y en a pour tous les goûts, de manière à ce que l’on puisse se reconnaître dans au moins l’une d’entre elle.

L’histoire commence une semaine avant l’embarcation et termine à l’arrivée du bateau, cela ne nous empêche pas de voyager dans l’espace et dans le temps, dans les histoires des personnages. Qu’est-ce qui les a amenés sur ce bateau ? Comment les femmes ont-elles rencontré leur mari ? etc.On est plongés dans leurs secrets, qui sont tellement bien cachés, que nous même ne sommes pas sûrs de comprendre ce que cela implique, et quand la réponse arrive CLAQUE DANS TA TÊTE !

Oui, c’est belle et bien une histoire d’amour, l’amour de ces femmes pour leur mari qui est loin, mais aussi l’amour pour leur terre, leur famille, leurs amis qu’elles ont eu le courage d’abandonner pour une vie totalement incertaine.

Vous l’aurez compris, il y a plusieurs histoires qui se mêlent en une seule, et le suspens est tenu jusqu’au bout. Jusqu’à la fin on ne sait pas exactement ce qui arrive à ces 4 femmes, et ce qu’elles sont devenues après la traversée, et croyez-moi, en 3 pages, Jojo Moyes est capable de chambouler tout ce que l’on croyait établi solidement.

Déjà j’adore la romance et en plus de cela, j’adore lorsque je suis une histoire vraie, je me demande toujours où est la limite avec la fiction (« est-ce que ça s’est vraiment passé cette partie ? Olalalaaa »)

Je lui mets QUATRE étoiles car j’en attendais tellement, qu’il m’a forcément un peu déçue, mais ça reste une excellente lecture.

 

 

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