Les Gens Heureux Lisent et Boivent du Café, la duologie – Agnès Martin-Lugand

« J’étais simplement capable de profiter de petits bonheurs simples. C’était déjà ça, c’était déjà mieux. »

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Auteur: Agnès Martin-Lugant
Éditeur: Michel Lafon
Genre: Contemporain
Date: 2013
Nombre de pages: 176 pages

Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre.
Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence.
C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

J’ai lu ce livre il y a environ un an, et aujourd’hui, j’ai terminé le second volet de cette duologie. Vu qu’à l’époque je n’avais pas de blog, je n’ai pas pu faire d’article dessus, je reviens donc aujourd’hui pour présenter les DEUX tomes pour le prix d’UN (ne me remerciez pas). Puisque je n’ai pas relu le premier tome avant le second, je joue sur ma mémoire un peu bancale pour la première partie de la critique, par conséquent cela risque d’être un peu moyen bof bof.

Dans le premier volet Les gens heureux lisent et boivent du café , nous rencontrons Diane, en deuil, qui a perdu son mari et sa fille de 6ans dans un accident de voiture. Cela fait un an et elle ne s’en remet toujours pas. Elle dort dans les vêtements de son mari, se lave avec les produits de sa fille etc.

Avant l’accident, elle était en charge d’un café littéraire (qui porte le nom du livre) dont se charge, tant bien que mal (surtout mal), son meilleur ami Félix, le temps qu’elle se remette sur pied… ce qui a du mal à arriver.

Après un an de deuil « inefficace » si je puis dire, puisqu’elle ne réussit pas à reprendre le cours de sa vie, elle commence à recevoir beaucoup de pression de la part de ses parents, de son meilleur ami etc. afin qu’elle sorte, qu’elle retourne travailler, qu’elle rencontre de nouvelles personnes…. et pour fuir tout ceci, elle prend un billet d’avion et s’envole pour l’Irlande, dans un petit village totalement perdu, où son défunt mari rêvait d’aller.

Elle part afin de pouvoir affronter son deuil en paix, seule, et va y faire la rencontre d’une famille, celle qui lui loue son logement, et va petit à petit s’attacher à eux. Abby et Jack sont deux vieilles personnes tellement agréables et chaleureuses qui sentent sa détresse et sont juste… présents pour elle. Ils ont deux neveux qu’ils élèvent comme leurs propres enfants: Edward et Judith, qui ont perdu leurs parents alors qu’ils étaient tout petits. Une fois encore, on se retrouve avec un petit groupe de personnages bien cabossés par la vie.

Nous allons suivre Diane dans ce deuil, nous allons la voir rire, la voir pleurer, la voir grandir, la voir s’affirmer, la voir se relever, et punaise que c’est bon.

Une petite histoire d’amour se cache entre ces pages: elle n’est pas ce que l’on attend d’une histoire d’amour, et elle ne débouche pas non plus sur ce qu’on attend, mais elle est belle et elle est forte.

Tout comme Diane, j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai aimé entre ces pages. L’écriture est simple, sans chichi, et nous permet de ressentir d’autant plus toutes les émotions de notre personnage. Tout comme Juste Avant le Bonheur, ce livre parle de la reconstruction, et donne espoir en l’avenir, en nous montrant que rien n’est jamais définitif, le bonheur comme la tristesse.

Au delà de ça, elle m’a un peu donné envie d’ouvrir mon propre café littéraire #onpeuttoujoursrêver

C’est un COUP DE COEUR.

La vie est facile, ne t’inquiète pas

Il faut d’abord que je me reconstruise,que je sois forte, que j’aille bien, que je n’ai plus besoin d’aide. Après çà, seulement, je pourrai encore aimer.

Auteur: Agnès Martin-Lugand
Éditeur: Michel LafonGenre: Contemporain
Date: 2015
Nombre de pages: 240 pages

ALERTE SPOILERS: Si tu n’as pas lu le premier tome, je te déconseille fortement de poursuivre ta lecture.

Depuis un an que Diane est rentrée d’Irlande, elle a tourné la page sur son histoire tumultueuse avec Edward, bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire.
C’est là, aux « Gens heureux lisent et boivent du café », son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et surtout il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car Diane sait qu’elle ne se remettra jamais de la perte de sa fille.
Pourtant, un événement inattendu va venir tout bouleverser : les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé, vont s’effondrer les unes après les autres. Aura-t-elle le courage d’affronter un autre chemin ?

Cela faisait donc un an que j’attendais: je lorgnais sur le grand format que je refusais d’acheter (ben oui, j’ai lu le premier en format poche, je ne vais pas acheter le second en grand format non ? Si ? Ne me jugez pas…). Bref, dès que mon regard a croisé celui de la version poche, ma carte bancaire s’est emballée et je me suis jetée dessus comme je me jette sur un McDo #teambouboule.

J’étais tellement heureusement de retrouver Diane, et il fallait absolument que je sache ce qu’il advenait d’elle après qu’elle ait quitté Edward, et j’espérais bien sûr qu’on retrouverait ce cher monsieur.

Je vous remets dans le contexte si, comme moi, vous n’avez pas relu le premier tome: Diane et Edward vivaient une belle histoire d’amour mais Diane décida de retourner à Paris, laissant Edward seul en Irlande car, bien qu’elle ait réussi à aimer de nouveau sans se sentir coupable, elle sait qu’elle n’est pas totalement remise et que leur histoire ne serait pas saine si elle continuait. (Levez la main ceux qui lui en ont énormément voulu pour ça…. Levez la seconde main celles qui ont voulu aller en Irlande afin de consoler Edward. C’est bien ce qui me semblait, on est toutes dans le même bateau.)

Nous retrouvons donc Diane à Paris, un an après son retour. Elle a repris le contrôle sur sa vie, elle est retourné au travail dans son petit café littéraire, elle va sur la tombe de sa famille toutes les semaines et OH, elle rencontre un monsieur qui est prêt à l’aimer malgré son passé assez lourd à porter (pas facile de se mettre en couple quand on est dans l’ombre d’un mort, mais alors de deux…). Je signale au passage qu’il n’y a que dans les livres qu’un homme beau et intelligent s’intéresse à toi, se plie en quatre pour toi et ce, malgré tes psychoses. Je ferme la parenthèse.

M’enfin, malgré tous ces bons points, notre chère Diane a encore un petit soucis: elle ne supporte plus de voir des enfants… Genre, ça l’angoisse et elle se met à pleurer car elle voit en eux Clara, sa fille. Si son voyage en Irlande lui a permis de pouvoir envisager de remplacer son défunt mari (RIP Colin) sans avoir l’air de le tromper, ben rien ne peut remplacer un enfant.

Mais ce n’est pas grave parce que Edward est de retour (cœur cœur) et lui apprend que Abby, la femme qui lui louait son logement en Irlande, est mourante. Ni une ni deux, Diane s’envole pour l’Irlande afin de passer du temps avec elle et de rattraper le temps perdu (ben oui, parce que depuis qu’elle avait quitter l’Irlande, elle ne donnait plus de nouvelles, la vilaine). Donc c’est parti, de nouveau, l’Irlande sera le lieu qui lui permettra de guérir ses blessures, et de nouveau, c’est beau et fait en toute simplicité. Chaque personnage est bien travaillé, avec une certaine profondeur et est donc très attachant.

Au milieu de tout ça il y a un événement qui m’a laissé en choc pendant bien une minute, c’est l’événement qui va marquer la majorité de l’histoire et, bien que ce soit un peu tiré par les cheveux à mon goût, et ben ça fait quand même drôlement plaisir.

Dans ce second volet, Diane m’a un tantinet agacée. Madame s’en va pendant un an sans donner signe de vie, et d’un coup d’un seul « non mais tu comprends, cette famille c’est un peu ma famille » et puis après « non mais tu comprends, Paris c’est un peu ma maison » VA TU ENFIN TE DÉCIDER SCROGNEUGNEU ? Et oserais-je m’arrêter sur l’hygiène de vie de cette femme ? Je rappelle: Fumer tue, Mangez cinq fruits et légumes par jour, Sortez couvert et j’en passe et des meilleurs.

J’étais excitée et en même temps effrayée de finir cette duologie car le second tome est souvent très en dessous du premier. Alors oui, je l’ai trouvé en dessous du premier, mais une fois encore, cette histoire m’a émue aux larmes, et je la conseille vivement, elle est vraiment à la hauteur de ce que j’attendais.

Je lui mets CINQ étoiles.

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